LECTURES INSPIRANTES : « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse », par le Dr David Servan-Schreiber.

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J’ai toujours été intéressée par le fonctionnement du corps, il dit tant de choses sur nous. Notre corps est un messager dans notre intériorité.

Ne dit-on pas se faire de la bile ? En avoir plein le dos ? Avoir la tête comme une passoire ?

Il y a quelque temps j’ai croisé un livre, son titre : « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse », son auteur, le Dr David Servan-Schreiber.

Tout au long de ma lecture, j’ai été surprise par la simplicité des outils proposés et dans le même temps, cela me paraît raisonnable d’entendre que c’est dans la simplicité que se trouvent les remèdes les plus efficients. Les propos énoncés dans l’article suivant ont été largement inspirés par ce bel ouvrage, je remercie l’auteur pour sa qualité.

Dr David Servan-Schreiber propose divers techniques pour traverser la dépression le plus naturellement possible, il prend appui sur la médecine des émotions, la Neurobiologie, la cohérence cardiaque, l’EMDR, l’énergie de la lumière, l’acupuncture, les Oméga3, l’activité physique, l’amour comme besoin biologique, la communication émotionnelle et l’écoute avec son cœur.

Les sujets sont donc larges et toujours illustrés de données scientifiques, de résultat d’expérimentation et de témoignages.

Dans cet article, je vais vous parler du cerveau émotionnel et d’une technique de respiration ultra simple.

Structurellement, notre cerveau est complexe, pour faire simple, il y a le cerveau cognitif et émotionnel. Pour parler du cerveau, parlons du sourire. Comment va ton sourire ?

Quel rapport avec le sourire ? Te souviens-tu de ton dernier sourire gêné ? Du moment où ton sourire a déposé sur ton visage un message contradictoire ?

Dans certaines circonstances, le sourire devient un geste social qui sert la distanciation pour éviter d’exprimer une émotion. Il sert à dire à l’autre « tout va bien ».

On ne souhaite pas en dire plus, en « lâcher » plus, parce qu’à ce moment si l’on nous secoue on va exploser en sanglot, notre corps rempli de larmes se protège. Le sourire rassure face à ce risque invasif des émotions, le sourire devient un masque.

Mais rassurons-nous, le sourire sait aussi dire l’authenticité, la joie, le besoin de liens et bien plus encore.

Allez hop un petit exercice de regard en soi : Regarde-toi dans le miroir et laisse les commissures de tes lèvres se lever, doucement. Ne remarques-tu rien ?

Là dans tes yeux ?

As-tu déjà observer une personne qui sourit et t’être dit en toi-même, ce sourire est faux ? Alors, y a-t-il des sourires vrais ?

Voilà une réponse, un message de ton corps : sur ton visage, il existe des muscles qui se nomment zygomatiques. C’est ceux qui viennent de se contracter lorsque tu relèves le bord de tes lèvres pour mimer un sourire. Çà c’est un sourire de société, celui qui rassure, celui qui fait bien.

Il est géré par ton cerveau cognitif.

Second exercice de regard en soi : Pense à un souvenir joyeux ou une blague rigolote et laisse la joie t’amener un sourire aussi petit qu’il soit court vers le miroir et regarde, regarde tes yeux !

Alors ? C’est pareil ? C’est différent ? Tes yeux sont-ils plus brillants ?

Autour de tes yeux, des muscles viennent de se contracter, sous le coup d’une émotion : la joie!

Eh oui, il existe ce sourire… Impossible de faire semblant avec lui.

C’est le cerveau émotionnel (limbique) qui le provoque. Ce sourire-là, même si tu le voulais, ça ne serait pas possible de faire semblant.

Le premier sourire est un sourire social, il mobilise les muscles zygomatiques de la face, les lèvres se relèvent ou se plisse, les dents se dévoilent ou se cache.

C’est le cerveau cognitif qui gère cela.

Le second sourire (sourire authentique) ne peut être mimé. Le corps ne nous donne pas la possibilité de le mimer, de faire semblant.

Il est géré par le cerveau limbique, émotionnel.

Les muscles qui entourent les yeux se contractent, c’est involontaire, on ne peut pas maîtriser ça.

L’harmonie de ta pensée, de l’émotion et de ta réaction corporelle est un signe d’authenticité et d’écoute de soi qui est un important réducteur du stress quotidien.

Pour aller plus loin, voici une vidéo puis un article sur le cerveau :

Après le cerveau, parlons du cœur… « Qu’est-ce que sent ton cœur »?

Voici comment ton cœur va parler à ta tête, grâce à la cohérence cardiaque. C’est une méthode de respiration qui va te permettre d’ouvrir la porte des émotions, de ressentir ce qui te traverse et d’être à l’écoute de ton intuition de cœur.

C’est une pratique ultra simple et assez répandue dorénavant.

Si tu souhaites en savoir plus, au-delà des longs discours, voici deux vidéos pour expérimenter, car c’est au travers de ton intelligence émotionnelle et corporelle que tu vas intégrer les bienfaits de cette technique :

Parlons maintenant du sujet le plus important, l’amour.

Sans amour, sans lien, sans la possibilité de se sentir relié, la dépression augmente, c’est pourquoi Dr Servan-Schreiber parle de la communication émotionnelle.

Lorsque pas à pas, jour après jour, on améliore certains domaines de sa vie, alors il est possible d’améliorer son état d’être.

L’amour de soi est un préalable, car il apporte un carburant essentiel pour entrer en relation avec son environnement, la congruence.

Carl Rogers (fondateur de la CNV) explique que la congruence est l’équilibre parfait entre la prise de conscience et l’expérience. être congruent affectivement c’est lorsque ses perceptions intérieures de l’image de soi sont en accord avec son vécu extérieur, pour faire simple c’est lorsque tu te sens à l’aise sans besoin de jouer un rôle, ou de ressentir une tension intérieure.

« Selon Carl Rogers, la congruence crée un état d’esprit sain, propice à la réalisation de soi».

Pour conclure, je dirais que le livre  du Dr Servan-Schreiber donne quelques pistes étayées pour vaincre la dépression, les voici : avoir une activité physique, être soutenues par un thérapeute, avoir une alimentation en conscience, être à l’écoute des messages de son corps, accueillir ses émotions comme un mouvement dans notre corps, se concentrer sur des rapports affectifs harmonieux avec nos proches.

Dans ce livre, je crois que si je devais retenir une seule chose, c’est que pour « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse », il faut faire le choix de rechercher le sens de son existence, de lui apporter un sens souvent renouvelé et de proposer au monde ce qui nous anime comme un cadeau.

Alors, qu’est-ce que sent ton cœur? 

À  bientôt

Rabiaa pour Saisons de vie