Syndrome de l’imposteur ou comment s’auto-pourrir la vie !

Photo de Christopher Campbell sur Unsplash

Le terme a été inventé en 1978 par deux psychologues, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. Cependant, elles parlent d’expérience d’imposture plutôt que de syndrome. Il ne s’agit donc pas d’une « maladie» mais plutôt d’un « mécanisme psychologique »,

Le syndrome de l’imposteur est temporaire et tout le monde peut un jour y être confronté.

Avoir le syndrome de l’imposteur c’est sous-estimer sa valeur, considérant que sa réussite est due à un facteur extérieur.

C’est une expérience de dévalorisation invasive et massive qui se répète dans certains domaines de la vie sociale, familiale ou professionnelle.

Pourquoi cette personne me fait ce compliment ?

Cette simple question montre à quel point il est possible de minimiser un compliment en considérant que celui-ci n’est pas justifié. Cela amplifie l’altération de l’estime de soi.

J’ai juste eu de la chance !

C’est nier ces compétences en considérant que l’on est une arnaque, une sorte de « faux » dans un domaine où l’on se dit dans une place « empruntée» et non légitime.

 Ce syndrome a pour carburant la peur de l’échec, du jugement et engendre de l’anxiété. Le stress induit engendre la crainte d’être démasqué, évaluer et jugé encore une fois…

Ce syndrome attaque ses valeurs profondes, il entraîne des comportements, pensées et actions en dessous de ses capacités et compétences ou au contraire, il engendre un besoin impérieux de faire toujours mieux.

Ce n’est jamais assez puisque la réussite est considérée comme illégitime ou non suffisante.

L’épuisement n’est alors pas loin…

En faisant ainsi fis de ses limites l’expérience d’imposture peut entraîner un sentiment de honte et d’incompétence.

Comment déjouer ces moments désagréables ? Comment  traverser le syndrome d’imposture?

Revenir à la source :

Si je te dis, tu n’es pas à la hauteur ? Quelle est ta notion du mérite ?

Cite les raisons qui te font penser que tu es une arnaque.

Identifie tes croyances limitantes et les endroits dans ton quotidien où ton besoin de perfectionnisme est présent.

Identifie les pensées dévalorisantes que tu as quotidiennement.

Note ensuite devant chacune de tes croyances l’exact contraire, transforme tes limites en force et en qualité.

Puis, passe à l’action en effectuant une tâche qui te fasse te sentir efficace.

Reconnaître ce que tu a fait, les actions que tu a accomplies, celles dont tu es fier.

Aussi petite que soit ton action prend là en compte, soit une plage qui profite de chacun des grains de ta vie et non un roc.

Et le regard des autres ?

Pour le regard des autres, voici une histoire ici

Enfin, accueille tes échecs comme des expériences qui prouvent que tu es dans le mouvement de la vie.

Reprends la responsabilité de tes réussites et accueille tes limites comme des indicateurs et non comme des murs infranchissables, puis ose avec plaisir !

Et puis, comme nous sommes tous des êtres liés et reliés, n’hésite pas à en parler.

Tu te sentiras moins seul et plus disponible pour trouver les leviers pour traverser ces expériences d’imposture et augmenter ta résilience et ton mieux-être…  parce que le monde a besoin de toi.

Rabiaa pour Saisons de vie